Les autorités judiciaires interviennent lorsqu'un mineur est en état de danger réel et avéré. Elles peuvent intervenir immédiatement ou après les services sociaux du département.
Le Juge des Enfants met en place une assistance éducative et des mesures visant à procurer un environnement satisfaisant pour le jeune en difficulté. (Article 375 du Code civil).
Tous les mineurs sont concernés sans distinction de nationalité.
Les jeunes majeurs (18-21 ans) peuvent demander à bénéficier des mesures de protection judiciaire.
La maltraitance à enfant peut entrer dans le champ d'une pathologie du lien plus ou moins grave.
Si la forme qui prend cette maltraitance ne met pas la vie d'un enfant en danger et qu'elle fait l'objet d'une demande d'aide et que la famille peut accepter et mettre en place un projet de soins psycho-éducatifs, les services de protection administrative (comme nous l'avons vu précédemment), par un travail préventif et curatif, peut suffire à rétablir une harmonie familiale satisfaisante.
Par contre si cette maltraitance est plus grave, elle entre dans le champ du pénal, donc de la justice. La maltraitance est alors qualifiée en termes de délit ou crime par le code pénal.